L'année dernière, le scandale d'une curée dans un salon de particuliers avait montré la réalité de la chasse à courre. Dès cet automne (04/10/08), un cerf achevé dans le jardin d'une maison d'Avilly-Saint-Léonard (Oise) où il avait trouvé refuge, devant les habitants horrifiés et le maire scandalisé, nous rappelle que ces accidents ne sont pas exceptionnels. En faudra-t-il un par semaine avant qu'on comprenne que la chasse à courre n'a plus sa raison d'être dans le monde d'aujourd'hui et que l'arrogance des veneurs est une insulte à la population ? Combien de temps ces nostalgiques de l'Ancien Régime devront-ils faire la preuve de leur cruauté et de leur lâcheté avant qu'on se décide à abolir cette pratique aussi barbare qu'archaïque ? Les seules réponses des veneurs sont maintenant de se livrer à des manipulations, d'attaquer comme « animaliste » toute personne s'interrogeant sur la nécessité de maintenir la chasse à courre, ou de présenter comme une réunion de « dix pays pour la chasse à courre » ce qui n'est que la réunion de chasseurs venus de dix pays, et s'accordant généreusement sur le respect de l'animal. De qui se moque-t-on ?

Un accident comme celui auquel nous venons d'assister nous renseigne suffisamment sur la façon dont les veneurs respectent les animaux aussi bien que les non-chasseurs. Une fois encore, nous demandons l'abolition immédiate et définitive de la chase à courre en France.

 


 

 

 

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