Un sujet tabou : la chasse en général et la chasse à courre en particulier

Le ministère de l'écologie oppose par écrit une fin de non recevoir aux abolitionnistes. Le vétérinaire inspecteur en chef, signataire de cette lettre, affirme que la chasse à courre et la vénerie participent à la régulation des espèces (y compris celle du blaireau, espèce en danger dont on se garde bien d'estimer les effectifs !), alors que, de l'aveu même des veneurs, le "prélèvement" de la chasse à courre est négligeable.
Comme nous rappelions que la chasse à courre est interdite dans presque toute l'Europe et que la France ne doit pas servir d'asile aux bourreaux, le ministère répond, avec un grand sens de l'à-propos, qu'elle est autorisée en Australie et en Nouvelle Zélande !
Enfin, le ministère rappelle qu'il n'a jamais été question d'interdire la chasse à courre, sans doute pour signifier qu'il n'en sera jamais question.
La chasse, malgré ce qu'elle a d'illégitime (réglée de façon dérogatoire ou secrète) et de scandaleux (du point de vue éthique comme du point de vue écologique) reste une question d'État dont il est interdit de parler, bien qu'elle ne concerne que 0,01% de la population contre 73% d'opposants. Le sujet n'a pas même été abordé au "Grenelle" de l'environnement, ce qui justifia un "Grenelle des animaux" : Animal et Société. Or, non seulement cette question tabou n'y sera pas davantage évoquée, mais c'est le sénateur Bignon, président du groupe chasse à l'Assemblée Nationale, qui a été pressenti pour s'en occuper.
Il est urgent d'obtenir la séparation de la Chasse et de l'État. La mobilisation continue.

 

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